Athènes : expropriation d’un autre supermarché -(Brèves du désordre)-
06 nov 2011 9 Commentaires
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Belles insolences, GUERRE SOCIALE, RIRES!
Dimanche 6 novembre 2011
Traduction du texte distribué pendant l’action [à partir de la version italienne recoupée avec la version anglaise directe tirée de la grecque, et pas celle de contrainfo déjà diffusée partout, qui diffère à tel point sur le contenu que l’une ou l’autre pourrait sembler un faux de la première...
Sans plus d’infos, il n’est pas étonnant que ce soit la version plus marxiste qui ait été postée sur les indymédias, et celle plus libertaire que nous reproduisons ici.

http://cettesemaine.free.fr/spip/IMG/logo1.gif
Nous avons introduit quelques notes pour faire voir ces différences notables moins que négligeables. De façon générale, cet exemple nous appelle à rester plus que vigilants à tout ce que nous voyons sur Indymédia, en vérifiant par exemple les versions au plus près de l’original (quand elles sont citées), plutôt que de consommer béatement de l’info radicale derrière un écran ou de copier/coller dans l’urgence du flux virtuel de beaux textes exotiques...]
Aujourd’hui, jeudi 3 novembre, des compagnons ont pillé un supermarché de Zografou dans la banlieue d’Athènes, et ont distribué les marchandises sur un marché populaire en plein air (laiki).
Vous dites « unité nationale »,
nous disons « pillage »
Ne nous trompons pas. Derrière la rhétorique facilement digérable sur les arnaqueurs et les golden boys, les méchants Allemands et – plus généralement et abstraitement – les marchés sans pitié, se cachent notre exploitation sans fin et le pillage de la production de biens par la clique des patrons. Il est clair que tant qu’ils domineront nos vies, ils continueront à nous abaisser et à nous exterminer afin de maintenir leurs profits. Et les coups conséquents qu’on est en train de se prendre, peu importe comment ils se présentent, servent tous leurs intérêts de classe unifiée. En même temps, ils propagent la peur pour préserver leur autorité : augmentation du flicage, chasse aux immigrés, suppression de « l’asile » [universitaire], fomentation du racisme et du patriotisme.
Fini la passivité. Reprenons nos vies en mains.
La perspective de la classe des réprimés n’est ni dans la lutte pour la survie, ni dans une position de soumission et d’appauvrissement. Cette perspective doit se réaliser ici et maintenant, dans les petits et les grands moments de refus et dans nos luttes.
À chaque confrontation quotidienne avec les patrons et dans les grèves générales ; dans les manifs, les assemblées populaires et les structures d’entraide ; dans les occupations de bâtiments publics, les écoles et les universités ; dans la rage contre les flics et la solidarité contre la répression ; dans les actions agressives contre les cibles liées aux capitalistes et à l’Etat (1) ; dans les mouvements de refus de payer, des factures d’électricité aux péages d’autoroutes ; dans les pillages collectifs de marchandises dans les supermarchés, et leur redistribution publique.
Saisissons notre force collective.
Tissons notre projet d’émancipation sociale et individuelle (2).
Guerre à la guerre des patrons (3).
(1) et pas “de l’État capitaliste” (2) et pas “émancipation sociale et collective” (3) et pas avec un ajout en plus, et assez obscur : “Tous aux grèves générales !”
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nov 08, 2011 @ 23:39:28
Commentaire trouvé sur Contrainfo:
Contra Info
November 8, 2011 at 2:08 am
Ici http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4478 on peut trouver une autre version de la traduction.
—> Tissons notre projet d’émancipation sociale et individuelle.
… d’accord!
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“la version anglaise directe tirée de la grecque”
Un petit commentaire de notre part :
source originelle en anglais: http://www.occupiedlondon.org/blog/2011/11/03/you-say-national-unity-we-say-loot-robin-hoodies-strike-again-in-athens/#comment-18879
source originelle en grec: http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1350761
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“en vérifiant par exemple les versions au plus près de l’original (quand elles sont citées), plutôt que de consommer béatement de l’info radicale derrière un écran ou de copier/coller dans l’urgence du flux virtuel de beaux textes exotiques…”
Une autre petit commentaire de notre part :
Des erreurs de traduction peuvent toujours se présenter.
C’est pour cette raison que nous encourageons très vivement les autres initiatives de contre-information à nous contacter indiquant les fautes potentielles avant se précipiter à tirer des conclusions en ce qui concerne nos «motivations marxistes obscures».
Par rapport à la dernière phrase: «Tous aux grèves générales!»
Il ne s’agit pas d’un ajout mais elle fait partie du texte original(grec)comme on voit ici
http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1350761
“Ας αντιληφθούμε τη συλλογική μας δύναμη.
Να εξυφάνουμε το σχέδιο για την κοινωνική και ατομική απελευθέρωση.
Πόλεμο στον πόλεμο των αφεντικών.
Όλοι και όλες στις γενικές απεργίες!”
Balancer un petit mail à vos compagnons, c’est toujours mieux!
nov 08, 2011 @ 23:49:31
Merci pour toutes ces précisions.C’est très exotiquement noté.
S.
nov 08, 2011 @ 15:43:44
Marxistes vs libertaires!^^ La dépolitisation de mouvements en l’occurrence foncièrement politiques ne peut hélas que les affaiblir. Partis et syndicats ne sont plus crédibles? Le discours politicien n’est plus audible? J’en conviens! Ne serait-il pas plus judicieux de se les réapproprier plutôt que de leur tourner le dos? Ils ont les structures, la culture politique, la bonne volonté de leurs militants si ce n’est pas celle de leurs dirigeants. Quel gâchis de vouloir tout reprendre à zéro, ça fait franchement bobo!
nov 08, 2011 @ 19:30:46
Richard? Un dernier…Pour la route?
Il ne nous saurait venir à l’esprit de nous réapproprier en quoique ce soit la langue de bois des récupérateurs puisque en rien précisément nous ne poursuivons les mêmes perspectives dans la guerre sociale. L’entrisme que tu sembles quelques peu préconiser ne pourrait au mieux qu’inscrire une démarche dans la boue de leurs pas. Très peu pour nous, comme pour les révolutionnaires grecs ou leurs amis réels de partout dans ce monde qui se défait et se noie. Imiter le pauvre langage de ces apprentis gestionnaires de la misère reviendrait aussi à brouiller celui de la critique du Vieux-monde qui se cherche à nouveau et se redécouvre en acte contre tout ce qui est.
Merci pour ton message, Richard…si tu le veux bien nous trinquerons peut-être un jour avec une autre eau que celle-là.
Cordialement.
Steph
nov 08, 2011 @ 21:10:00
Je te lis: “…en rien précisément nous ne poursuivons les mêmes perspectives dans la guerre sociale”. Je me demande bien quelle différence de perspective vous (qui?) vous revendiquez par rapport à la véritable gauche… L’anticapitalisme n’est-il pas aussi votre crédo? Aucun projet d’entrisme dans mes propos, seulement le constat d’un énorme gâchis.
nov 08, 2011 @ 21:48:20
Nous? quelques potes bien sûr,certainement pas une orga, un appendice de Parti ni même un “goupuscule” mais aussi sans doute plus largement des individus déterminés à ne pas se faire le relais des postulats économistes en vigueur qui ne se reprochent réciproquement que de n’être pas complices du même spectacle.
Nous n’entendons en rien -au prétexte d’être anti-capitalistes – servir la soupe à d’autres autocrates en définitive de la même eau et s’abreuvant comme toujours de notre sang, de notre temps et de notre sueur.
Nous nous moquons copieusement de savoir si nous sommes “contre-productifs”, -encore que nous préfèrerions encore infiniment cela à toute soumission à n’importe quelle pseudo rationalité marchande- ou pas…
Il ne nous semble pas vraiment participer d’un quelconque “gachis” en ne nous faisant pas l’écho du langage de l’aliénation à l’ordre existant.
Bien cordialement
S.
nov 08, 2011 @ 22:05:20
Tous pourris sauf nous, c’est ça ?
nov 08, 2011 @ 22:57:44
Ce sont surtout les candidats à quelque chose qui tiennent ou soutiennent ce type de discours.
Nous on sen cogne: on ne veut plus les voir du tout, tous!
nov 06, 2011 @ 13:59:55
Notes:
Nous n’avons pas trouvé les notes annoncées…Nous partons à leur recherche…