‘Pataphysique & fous littéraires, à Liège…///Faisons péter les bouchons et envignolons-nous!!!//Steph//
06 juin 2011 2 Commentaires
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Belles insolences, BONNES LIBRARIES/BONNES ADRESSES, GUERRE SOCIALE, Les jolis crayons vengeurs, Littéradures, RIRES! Tags:Le surréalisme est un pas à dépasser
06 juin 2011
‘Pataphysique & fous littéraires, à Liège
yellow nous transmet ceci

Portrait imaginaire d’Alfred Jarry (peinture d’André Stas, d’après une photo trouvée)
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PUBLIEZ VOS GUEULANTES EN NOUS REJOIGNANT ICI…
12 mai 2011 Laisser un commentaire
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Belles insolences, Feu sur les corbillards!, GUERRE SOCIALE, La philosophie dans le boudoir, Les jolis crayons vengeurs, Littéradures, Nécrologie/feu sur les corbillards, NUCLEAIRE/ENVIRONNEMENT/PUANTEURS, On ne veut plus de papiers du tout, Personnes et organisations insultées, Prisons-Baston, répression, RIRES!, Squatt/Expulsions/Résistances
PUBLIEZ VOS TEXTES ICI
Vous pouvez nous faire parvenir vos textes, vos témoignages, vos coups de gueules, vos coups de crayons, au moyen du lien “contact” ci-dessous:

______________________________
Les textes qui seront relayés sur nos pages le seront intégralement et sans aucune censure.
Il n’y a pas de “modérateurs” par ici.
Toutefois nous ne serons le relais d’aucune campagne électorale ou pétitionnaire, nous tenons à préciser que nous ne soutenons rien de tout ce qui est.
Notre démarche est de tout critiquer, nous-mêmes y compris. Nos amis sont ceux qui ont fait des choix analogue.
Nous avons choisi de nous tenir délibérément et avec insolence à l’écart de tout “positivisme”.
Il donc hors de question pour nous de signer des pétitions, d’en relayer, de mendier à l’Etat d’assouplir les conditions dans lesquelles il exerce sa domination sur nos vies.
Nous les dénonçons sans rien quémander.
A BAS TOUT !
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Le p’tit bourrin dans le mauvais temps. -Paroles et musique de Georges Brassens-
18 mar 2011 Laisser un commentaire
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, anarchie, Belles insolences, Littéradures, Personnes et organisations insultées, RIRES! Tags:Bourrins, Canassons
Le p’tit bourrin
dans le mauvais temps
_________
Qu’il avait donc du fourrage
C’est trépignant qu’il était comptant
Fort et dans la farce du fromage
Il allait comme un laid clair blanc
Lui qui était toujours à la plage
Tous derrière, tous derrière
Il allait comme un laid clair blanc
Tous derrière, tous derrière
Et lui devant
Le p’tit bourrin dans le mauvais temps
Mit toute la jeunesse en cage
C’est verrouillant qu’il prenait du bon temps
Qu’il aimait donc les naufrages
Que tous y coulèrent en rangs
Tous derrière, tous derrière
Il allait comme un laid clair blanc
Tous derrière, tous derrière
Et lui devant
Mais un jour qu’il était content
Un jour qu’il était fou de rage
S’arcboutant contre le temps
Il se voulut un œsophage
il feignit de vomir les tyrans
Vieux que ce ne fut sage
il périt dans un éclair blanc
Tous derrière, tous derrière
Il périt dans un éclair blanc
Tous derrière, tous derrière
Et lui devant…
Des potes à Jojo le moustachu de Sête.
-Steph-
Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif – Publié dans : LA NIQUE DES BELLES INSOLENCES – Communauté : les amis du negatif
François Nourissier (né le 18 mai 1927 à Paris est mort le 15 février 2011 , , ,)
17 fév 2011 Laisser un commentaire
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Belles insolences, Littéradures, Nécrologie/feu sur les corbillards Tags:biture, François Nourissier, Petit lait, Rootshild
Amarré comme un gond à l’institution des vieillards au Loncourt, lauréat du Fémina pour avoir consacré sa plume à flatter son propre cul. Il avale sa barbe sans peur ni saveur.
Après avoir rêvé en vain d’être “un beau danseur”, François Nourissier vient d’effectuer son dernier pas de deux tout seul.
C’est tardivement que comprenant qu’il n’avait que peu de dispositions pour le “tcha-tcha-tcha” ou “la Capoèira” qu’il s’oriente vers la littérature comme on loupe un virage au volant de sa voiture avec tout plein de grands feux de détresse affolés clignotant dans sa pauvre tête pleine de place.
il ne saura jamais qu’il n’avait pas non plus de grandes dispositions dans le verbe mais tellement dans le rasoir.
Averti à temps:Il eût fait sans doute un très bon coiffeur!
Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif – Publié dans : FEU SUR LES CORBILLARDS – Communauté : les amis du negatif
Après SINE HEBDO, La Mèche disparait. C’est dur d’avoir du cran:Chapeau!!!
17 déc 2010 Laisser un commentaire
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, anarchie, Belles insolences, GUERRE SOCIALE, Les jolis crayons vengeurs, Littéradures, On ne veut plus de papiers du tout, Squatt/Expulsions/Résistances Tags:belles amitiés, dernier couac d'un canard, L'hebdo la mèche
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afficher les détails 20:18 (Il y a 9 minutes)
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Et La Mèche s’éteint …
Voilà, c’est terminé, le numéro 13 de La Mèche, en vente depuis le vendredi 10 décembre et disponible jusqu’à jeudi 23, sera le dernier.
Malgré votre soutien constant, le journal n’a pas réussi à atteindre un équilibre et, après un démarrage honnête (entre 15 000 et 20 000 exemplaires vendus pour le numéro 1, on n’a jamais réussi à avoir un chiffre vraiment fiable), les ventes en kiosques ont rapidement baissé sous les 10 000 pour se stabiliser autour de 6 000 exemplaires, ce qui est très insuffisant.
Résultat : on arrivait à payer l’imprimeur et l’envoi aux abonnés, et c’est tout. Pas de locaux, pas de rémunération pour les dessinateurs et les journalistes, pas de salaire pour les permanents.
Une situation envisageable un temps, mais intenable à terme sur un hebdomadaire, qui nous imposait un rythme nous empêchant d’avoir d’autres activités rémunératrices en parallèle.
La tentative d’espacer la parution, avec un numéro 12 resté en kiosques deux semaines, n’a pas vraiment donné de résultats, il a donc fallu se résoudre à arrêter.
Certains nous parlent maintenant d’aller sur internet, de trouver des soutiens financiers… Ce sont peut-être des pistes, elles sont pour l’instant assez hypothétiques.
On vous tiendra évidemment au courant si elles venaient à se concrétiser.
Merci en tout cas de votre enthousiasme, que nous avons pu mesurer sur Facebook, par vos mails, vos courriers et lors des manifs contre la réforme des retraites. Merci d’avoir acheté le journal et de l’avoir fait connaître autour de vous, merci d’avoir harcelé les kiosquiers rétifs ou distraits.
Un merci tout spécial aux abonnés, près de 500 quand même, qui nous ont fait confiance, parfois avant même la parution du numéro 1 !
Nous allons faire les comptes pour déterminer s’il est possible de rembourser l’argent reçu sur les abonnements en proportion des numéros envoyés. Les abonnés peuvent nous contacter à ce sujet sur contact@lameche.org .
C’est une triste fin mais l’aventure aura été belle. Nos dessinateurs, certains de nos chroniqueurs ont leur blog, travaillent pour d’autres journaux qui méritent le détour. Vous pourrez, au moins, les y retrouver.
A bientôt, nous l’espérons tous.
La Mèche
le 17 décembre 2010
Merci de prendre des nouvelles de La Mèche! .
Jactons-en! A vous de jouer! Cliquez ici!!! 1 – Qu’en avez-vous dit? C’est tout? – Voir toutes les contributions et jouir… – Partager
Commentaires
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Bon, ben ch’est tristounet comme tout….
On a relayé sur nos pages votre communiqué…Je vais m’enquiller une boutanche complète de Calva fermier pour digérer ça….
Mais le pied à venir après une si belle expérience de coups de lattes aux culs sales des lavés…C’est bon pour de nouvelles zaventures. Non???
Bises à tous et toutes. On ne vous oublie pas du tout!!!
Steph.
http://nosotros.incontrolados.over-blog.com/“les amis du négatif à l’oeuvre”.
http://les-batisseurs-d-abimes.over-blog.com
http://descendre-de-l-arbre.over-blog.com/
http://nosotrosincontrolaos.wordpress.com
03 déc 2010 Laisser un commentaire
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Lectures pour tous : Patrice Delbourg, Blaise Cendrars

« Depuis près d’un demi-siècle, à titre posthume – un posthume sur mesure, bien sûr – , la galaxie Cendrars n’a cessé d’être expertisée. Les observateurs à la lorgnette en ont été pour leurs frais: le poète n’a jamais varié d’un iota en regard de ses choix fondateurs, et ce jusqu’à sa dernière promenade assistée autour de son dernier pâté de maisons, il persévère dans les grandes options de sa jeunesse. Urgence, vitesse, immédiateté, simultanéité, globalité… Aucun reniement. Aucun changement de cap.
« Sa vie durant, Blaise n’a cessé de dénoncer les hâbleurs et les arrivistes. Sur l’échelle de Richter de ses commotions affectives, il n’y a que la grande utopie qui vaille. Le temps des cerises puis la venue des baleines blanches. Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si l’Utopie-land n’y figure pas. [...]
« Très tôt il s’enthousiasme pour Schopenhauer, les poètes trop effacés, les recherches sur l’origine batracienne du langage dues à Jean-Pierre Brisset, enrichit sans cesse une érudition que son insatiable curiosité, sa soif de connaître et sa facilité pour les langues – il en parle couramment un grand nombre – rendront aussi variée que profonde et vivante. [...] Libertaire dès la première heure, une lanterne noire dans la poche, Cendrars a souvent été tenté par l’utopie anarchisante et prêcha, à l’instar de Thoreau, l’insoumission et la désobéissance civile. “Et si un beau jour personne ne marchait plus (…), si personne ne se rendait plus au travail, pour de bon, les gens ayant fini par comprendre que c’est idiot, que dans ces conditions cela ne rime à rien, que ce n’est pas une vie, la vie, qu’est-ce qui arriverait ?”
« L’utopie est la vérité de demain. Chasseur de baleines par amour de la fille du magnat de l’huile norvégienne, Cendrars devient brièvement apiculteur pour occuper quelques jours en trompe-l’œil. La politique de l’hôte ruche ? Jamais Blaise ne se répète, ce qu’il a fait une fois, jamais il ne le recommence. Volontiers hors-la-loi, outlaw, il aime les sensations violentes, suraiguës, rares, après minuit, dans des rades improbables, dans des écheveaux de rues désertes lugubrement éclairées par des rangées de becs de gaz, où l’on peut s’attendre à chaque carrefour à recevoir un coup d’eustache entre les omoplates. Ah ! l’utopie gourmande du mauvais garçon éclairé de guingois, les jambes torses et la tignasse en décharge de chevrotine !
« Dans La Banlieue de Paris, excédé, l’auteur finit même par suggérer : “Il eût mieux valu mettre le feu aux usines, faire sauter tout le bataclan, détruire, oui, détruire toutes les belles machines qui font notre orgueil pour inaugurer une vie nouvelle en communion avec la simplicité et l’humilité du peuple.” »
Patrice Delbourg, L’Odyssée Cendrars¸ Écriture (Montréal), 2010

Merci à Boudou
Posté par charles tatum à 11:11 – lectures pour tous -
E viva la bifurcacion ! (zaz)
29 oct 2010 1 Commentaire
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Belles insolences, GUERRE SOCIALE, La philosophie dans le boudoir, Littéradures
Avertissement
Comme le lecteur le sait déjà, la mention “zaz” accompagnant nos textes indique une
manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique
à plus de perspicacité dans le traitement des questions politiques.
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1° “De la démocratie : Ce qu’ils appellent techniquement démocratie”
Ce qu’ils appellent “démocratie” est depuis 3 siècles cet arrangement juridique pseudo-technique garantissant primo un système sûr pour les possédants de l’argent, secundo un système bien ficelé, sécurisant pour les possesseurs du pouvoir politique. Les “élus”, qui ne sont que mandataires du peuple, mais qui sont devenus de facto propriétaires du truc dans son ensemble à leur avantage.
Ce qu’ils appellent “démocratie” est une cote plutôt mal taillée entre les parties qui s’affrontent, leur démocratie à eux est finalement toujours au profit de celui qui “a” par rapport à celui qui “n’a pas”, elle est toujours au profit du gros par rapport au petit, au profit de l’édile par rapport au citoyen, elle est toujours au profit de celui qui parle à la télé par rapport à celui qui n’y parle pas.
Citoyens ! cette démocratie est celle de “l’asservissement” bien géré des congs :Nous sommes désolés mais vous êtes parfaitement de ces congs… ! nous aussi !
Dans la rue, institutionnellement, tout est prévu à l’occasion pour vous faire péter la gueule en cas de nécessité.
“2° De la réforme des retraites telles qu’ils viennent de nous les fusiller.
“La réforme des retraites a été adoptée définitivement ce mercredi par l’Assemblée nationale. Les mouvements de grève qui perturbent la vie quotidienne des Français depuis plusieurs jours semblaient s’essouffler à la veille d’une septième journée d’action” (Le Parisien).
“Quelles traces laissera la bataille des retraites ?” (TF1 – Il y a 1 heure) : bonne question !
La presse a sa manière de poser les questions. Notre conclusion perso, chers amis, pour être précis, c’est que Rien n’est résolu avec le bidouillage radical qu’ils nous en ont fait . Nous savons : c’est pas un scoop pour vous, vous le pensez aussi.
La Fête de la Victoire du Sarkozysme-UMP sur les retraites, sonnez trompettes ! se fait en vérité (les Français ayant lucidement réfléchi par rapport aux années précédentes) sur fond d’un invraisemblable champ effectif de ruines et de désolation.
Certes le problème immédiat de trésorerie qui les préoccupaient en haut lieu est à vue de nez, résolu. En revanche le problème de vie de la France et en France ne l’est plus du tout. C’est normal : Les dirigeants s’arrangent d’abord, ils sont pas spécialement là pour vous arranger selon vos souhaits.
Outre cette France de ruines concrètes, la France est devenue sur le plan moral un très vaste hôpital national, ça fait pin-pon partout, ca fait la nuit fluitfluit tout bleu ! il ne passe plus dans les rues déjà que des trains d’ambulances.
Bien sûr, ils disent, à l’UMP, car ils sont un peu long à vouloir comprendre, que la raison l’a emporté : il disent en pontifiant qu’il faut maintenant la paix sociale, l’armistice, qu’il ne faut pas détériorer le précieux instrument de travail : Ils disent aux lycéens, aux gamins dans les rues : Petits ! la bataille des retraites est finie. La récré est out, rentrez chez vous gentiment, braves enfants !
Eh ouais, eh ouais ! les retraites sont maintenant depuis quelques heures officiellement devenues un concept de trop. Il faut vivre avec son temps. Nous mêmes au fond le savons, si on parle encore de retraites c’est par habitude verbale et parce qu’on n’a pas eu le temps de refaire les calicots.
Non ! les retraites sont donc liquidées, ratiboisées, économiquement c’est une avancée, en réalité qu’est-ce qu’on fout encore à gueuler en groupe sur la chaussée. Que criaient-ils tout à l’heure les copains de la CGT ? on veut pas la légion d’honneur, on veut partir à l’heure !
Qu’est-ce qu’on fout donc sur la chaussée ? : on va te le résumer, ce qu’on veut refaire c’est plus les retraites c’est tout simplement la démocratie.
Subito ?
Oui oui tout de suite !
3° Les attentes raisonnables
“Retraites : Mais qu’est-ce que vous croyez pauvres zozos, avec vos incessantes manifs prolos ? : vous pensez un seul instant faire changer encore d’avis Sarko ?”
Ah non ! non ! pas du tout ! .. Ce qui est commencé là autour de nous c’est tout simplement le Camerone du populo !
Jusqu’au dernier, c’est nouveau ! on est prêts je crois à y laisser nos peaux
Oui, pour la joie, pour l’honneur ! pour la haine si tu veux aussi !
Bref, les retraites, bof ! c’est notre Ramponneau à nous, c’est notre rue du château d’eau.
En France, tu comptes ça une fois par siècle, un grand débardement : cette fois-ci c’est venu cette année on s’y attendait même pas. Tu penses en tout cas si on fait la queue, on va pas rater l’affaire !
Mais ils enverront l’armée, pauvre paume !
Oui oui on sait, c’est ce qu’ils ont toujours fait ! Qu’importe ! les retraites sont mortes, la vie est morte ! Nous hein qu’est-ce qui nous reste à bricoler pour cette exceptionnelle année 2010 ? Je pense que tu as compris !
Comme l’expriment les plus optimistes parmi nous, voilà on n’a plus rien à perdre, à tant faire de mourir, on ne meurt au pire qu’une fois !
Lyric final
Ne restons pas sur tant de tristesse, essayons pour la bonne forme un sursaut d’allégresse ? tiens on vous propose un yodeling (déjà faites l’effort vous apprendrez le mot)
Amis, regonflez-vous si vous faites pas la révolution, vous pourrez toujours travailler le yodel à la maison.
“Subject : YouTube – Crazy yodeling – Avec la petite Taylor Ware”
http://www.youtube.com/watch?v=bDDE…
NB : Mais non vous ne risquez pas Hadopi, les potes, on vous le garantit. Vous ne volez rien, vous allez seulement sur un lien qui -en plus- est “reconnu” (et puis n’exagérez pas : Hadopi c’est pas non plus Guantanamo !)
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Alain Serge Clary et les Inoxydables philosophes de l’Ocséna vous saluent bien.
…………………………………………
Ocséna, Organisation contre le système-ENA et pour la démocratie avancée
Les Chabots d’Arlette étaient tout glottés….
17 oct 2010 2 Commentaires
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Justice/Equité sociale:On trouve de tout à la Samaritaine!, Littéradures Tags:Belle poilade, Rire
“En France, la presse est toujours soupçonnée de connivence avec le pouvoir.
Ce métier(*)n’est pas mieux considéré, dans l’estime de nos compatriotes, que les flics et les putes.”
(l’Athlette Chabot)
Héhéhéhéhéhé…..
S.
Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif – Publié dans : FEU SUR LES CORBILLARDS – Communauté : les amis du negatif
La mobilisation est-elle déjà pour demain véritablement la guerre ? (zaz)
16 oct 2010 3 Commentaires
by nosotros.incontrolados in Actualité-actualiture, Belles insolences, GUERRE SOCIALE, Littéradures
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Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention “zaz” accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions politiques. ******************************* Abstract : On ne peut l’exclure. Le sarkozysme-UMP se délite indubitablement à simple vue, il phosphore sans doute encore un peu par brefs instants mais dans une demi-nuit américaine comme le font les ectoplasmes verdâtres des pseudo-mondes parallèles. Il procède par des mouvements hachés, des coups de menton bouffons cinglés. Est-ce l’heure venue du drame ? de l’incontrôlable ? de l’imprévisible ? Nous ne choisirons résolument en esprit que de retenir le plutôt-comique du présent présent (pour sûr on se force !). Et que tout, au fond, pourrait s’arranger demain d’un simple claquement détendu des doigts du gouvernement (et du peuple à tant faire !) avec décision d’en rire d’accord-parties pour avancer gentiment le schmilblick. Encore cela faut-il le vouloir ! Or il est clair que c’est le plus dur (il y a dessous, c’est à parier, la probable lutte des classes !).
Subject : YouTube – Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra – Unza Unza Time
*************************************************** “Sarkozy confiant malgré le durcissement du conflit” (Le Figaro – Il y a 13 heures) “En dépit d’une forte mobilisation contre la réforme des retraites, le chef de l’État et le gouvernement estiment que l’étau se desserre. L’Élysée sent la victoire possible, mais n’ose encore y croire.”
De toute façon dans des cas comme ça, le mieux est de se mettre en position d’homme oiseau, ça permet de planer assez loin : t’as même un type qu’a réussi à traverser la Manche comme ça tranquillement. « Sarkozy s’enivre de cette lutte » (Le Progrès – Il y a 2 heures) Vindiou ! Même que si ça dure jusqu’à l’hiver, il fera un trou dans la glace pour s’y baigner dedans. On espère quand même qu’il y prendra froid, à défaut d’y choper comme on le voudrait la crève. “MANIFESTATIONS LYCÉENNES – Brice Hortefeux calme le jeu” (Le Point – Il y a 13 heures) “Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a demandé à la police de “limiter l’usage de la force au strict nécessaire”, etc.”
Tiens, quand y a grève du kérosène, ils en trouvent encore des jerricans en réserve pour rallumer le feu. Cette histoire des retraites pour exemple c’est le travail du vide par l’extrême. Tu verras qu’enfermés dans l’Elysée, les fous de l’UMP iront jusqu’à s’y faire sauter plutôt que de négocier. Dans tous les sujets d’attristement du moment, en tout cas ! ce dernier est le réjouissant. “Pour Rama Yade, les syndicats sont l’ennemi des jeunes” (L’express.fr) “En tournée de promotion de son dernier ouvrage consacré à la jeunesse, la secrétaire d’Etat aux Sports a exhorté les jeunes à manifester contre ….” Rama Yade excellait par son charme. Elle excelle de plus en plus ces derniers temps par ses propos de blondes. Conclusion : la “blondeur” est un universel. “Le lavage des mains au coeur d’une grande campagne d’information …” (Le Parisien) C’était hier 15 octobre la journée mondiale du lavage des mains. Se laver les mains est recommandé dès lors que vous avez à tripoter ou moudre de la politique. Les enfants qui participent au “parlement des enfants”, truc français à la façon Filochard, devront être abondamment douchés. La fermeture administrative du service de chirurgie cardiaque du CHR de Metz a fait couler pas mal d’encre ces derniers jours Néanmoins la vive émotion suscitée est en voie d’apaisement, car sur place Le Centre Pompidou de Metz est un des plus réputés de France, on a assez fait chier tout le monde à ce sujet pendant 6 mois pour le savoir.
Pour conclure : Il n’y a pas que Rama qui en sorte à l’occase de bonnes un peu surprenantes, un poil moyen-âgeuse. A toute heure l’UMP produit et dégoise. On compte en cela sur Lefebvre, Paillé, Clopé et quelques autres. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant, pour nous c’est toujours bien sûr, vous le savez, un vrai plaisir. Tiens déjà là tout de suite, le Télégramme te le dit “en substance” : Presque un tiers des sympathisant UMP sont pour un autre projet de Retraites, ils trouvent celui-là vraiment trop mauvais. ********************* Alain Serge Clary et les Inoxydables philosophes de l’Ocséna vous saluent bien. Avec la participation active des Nosotros Incontrolados. ………………………………………… Ocséna, Organisation contre le système-ENA et pour la démocratie avancée |
..Les Indésirables… très courroucés!
30 sept 2010 Laisser un commentaire
by nosotros.incontrolados in Belles insolences, fascismus, GUERRE SOCIALE, La philosophie dans le boudoir, Littéradures
Par deufr – Publié dans : ..descendre de l’arbre (link)!..
..brochure chopée sur le site indiqué en fin de page, histoire de vous laisser le temps du défilement attentif à sa lecture…
Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever.
Morts pour le monde ou pour eux-mêmes, la société ne les désire qu’ainsi.

Sans travail, ils servent à pousser ceux qui en ont un à accepter n’importe quelle humiliation afin de le préserver.
Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasseries de l’autorité et les rayons des marchandises). Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez des prolétaires seuls avec leur néant au bureau, dans le métro ou devant la télévision.
Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, n’est pas le pire – il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine.
Expulsés, ils servent à renforcer, sur tous les réfugiés économiques de l’hécatombe capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour.
Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette misérable existence.
Extradés en tant qu’ennemis de l’Etat, ils servent à faire comprendre que dans l’Internationale de la domination et de l’exploitation il n’y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes.
Commune peut alors devenir la lutte, sur la base du refus d’une vie chaque jour plus précarisée et artificielle.
Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions des codes étatiques ne nous appartiennent en rien et nus ne voulons nous référer à aucun d’eux.
Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimbalés de l’une à l’autre ?
Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas.
Le rêve d’un parchemin
Dans les profondeurs du fleuve où l’histoire s’écoule, un rêve semble avoir résisté à l’usure du temps et à la chaîne implacable des générations.
Regardez le parchemin jauni de ce code de la Renaissance, regardez sur la page ces xylographies qui nous ramènent à la jeunesse d’un millénaire tout juste expiré.
Vous verrez les ânes chevaucher des cardinaux et les affamés de toujours se noyer joyeux dans la nourriture, vous verrez les couronnes piétinées, vous verrez la fin du monde ou — mieux encore — le monde à l’envers.
Le voici donc ce rêve, le voici nu qui se raconte dans une gravure vieille de cinq cent ans : tuer le monde pour pouvoir le saisir, le voler à Dieu pour se l’approprier et le façonner enfin de propres mains.
Les époques lui ont ensuite prêté des vêtements aux coupes toujours différentes. Il s’est habillé en paysan pendant les insurrections du Moyen Âge et en blouson noir en Mai 68, en ouvrier italien lors des occupations d’usines et en tisseur anglais aux temps où les premiers métiers industriels étaient furieusement détruits à coups de masse.
Le désir de renverser le monde est réapparu chaque fois que les exploités ont su saisir les fils qui les relient entre eux, les fils qui sont noués et brisés par les différentes formes de l’exploitation.
Ce sont ces formes, en effet, qui en quelque sorte ” organisent ” les pauvres : elles les concentrent dans les usines ou dans les quartiers, dans les ghettos métropolitains ou devant le même bureau de chômage, en leur imposant des conditions de vie similaires et des problèmes similaires à résoudre tous les jours.
Arrêtons-nous un instant, creusons le fond de nos mémoire et faisons appel aux contes de nos pères. L’usine dans le brouillard ou la sueur des champs brûlés par le soleil, le tourment d’une occupation coloniale qui t’arrache les fruits de la terre ou le rythme chaque jour plus infernal d’une presse qui, dans n’importe quel Etat ” communiste “, te promet — pour un lendemain qui n’arrive jamais — de te délivrer de l’exploitation.
Nous pouvons associer à chacune de ces images de notre passé les différentes unions des exploités et, donc, les bases concrètes des luttes avec lesquelles ceux-ci ont essayé de renverser le monde et de supprimer l’exploitation.
Maintenant que nous, fils des mémoires et des révoltes si différentes, nous nous retrouvons côte à côte, quel est-il le fil qui nous unit ? Qu’est-ce que nous a amenés ici du Maghreb ou de l’Est, d’Asie ou du cœur de l’Afrique ?
Pourquoi même celui qui a toujours habité ici ne reconnaît plus cette terre, pourquoi la trouve-t-il si différente de celle de sa mémoire ?
Une planète défigurée
Si nous lisons avec attention l’histoire de ces trente dernières années, nous pouvons entrevoir une ligne de développement, une série de modifications qui ont bouleversé la planète.
Cette situation nouvelle est définie communément par le terme de ” mondialisation “. Il ne s’agit pas de données définitivement acquises, mais de changements qui sont toujours en cours — avec des rythmes et des particularités propres à chaque pays — et qui nous permettent de tenter quelques prévisions.
Brisons tout de même, d’abord, un lieu commun sur la ” mondialisa-tion “.
Le capital a toujours cherché à l’échelle planétaire des marchés à conquérir et une force de travail à exploiter au prix le plus bas, ce n’est donc pas une nouveauté.
Ce qui est nouveau, par contre, ce sont les instruments pour le faire : grâce au développement de la technologie, le capital peut réaliser cette tendance avec une vitesse et des conséquences inimaginables il y a encore quelques années.
Il n’existe donc pas un point de rupture entre le vieux capitalisme et l’actuel, tout comme il n’a jamais existé un ” bon ” capitalisme qui se développe sur des bases nationales et auquel il faudrait revenir — comme le laissent croire, au contraire, les nombreux adversaires du ” néolibéralisme “.
De 1973 (date qui marque conventionnellement le début de l’ère informatique) jusqu’à aujourd’hui, le capital n’a jamais changé de nature, il n’est pas devenu plus ” méchant “. Il a tout simplement quelques armes de plus, mais tellement puissantes qu’elles ont défiguré la planète.
Pour une facilité d’analyse, nous lirons ce processus à travers les changements qu’ont subi trois zones géographiques différentes : les pays des anciennes colonies, les pays affranchis des régimes dits communistes et ceux d’Occident.
Les enfants non désirés du capital
Comme il est connu, avec l’acquisition de l’indépendance, les anciennes colonies n’ont nullement rompu les rapports avec leurs colonisateurs ; dans la plupart des cas, au contraire, elles les ont simplement modernisés, non sans divers sursauts.
Si l’ancienne exploitation coloniale visait surtout à l’accaparement de matières premières à bas prix qui étaient utilisées en Occident, à partir d’un certain moment des phases entières de la production industrielle ont été implantées dans les pays les plus pauvres, en profitant du coût très bas du travail.
Tellement bas qu’il couvrait les frais de transport des matières premières, des machines, des objets finis ainsi que le prix des financements des régimes locaux, garants de l’ordre public et du bon déroulement de la production.
Pendant de longues années, les capitaux occidentaux ont envahi ces pays, en modifiant profondément leur tissu social. Les anciennes structures paysannes ont été détruites pour faire place à l’industrialisation, les liens communautaires brisés, les femmes prolétarisées.
Une immense quantité de main-d’œuvre arrachée à la terre, s’est retrouvée — exactement comme en Europe au siècle dernier — perdue dans les bidonvilles à la recherche d’un travail.
Cette situation trouvait sa brutale stabilité tant que les usines manufacturières implantées par les occidentaux ont pu embaucher une partie conséquente des bras à vendre. Mais à un moment, ces usines ont commencé à fermer.
Là-haut, au Nord, quelque chose avait changé : la force de travail était devenue à nouveau concurrentielle avec celle du Sud. Il y restait, une fois les usines fermées, ces nouveaux prolétaires, nombreux et inutiles.
À l’Est, la situation n’est pas meilleure. Les régimes soi-disant communistes ont laissé derrière eux le désert, l’appareil productif — énorme et obsolète — est resté en héritage aux vieux bureaucrates et aux capitaux occidentaux. Ainsi, les fils et les petits-fils de ces exploités — qui, outre l’esclavage hebdomadaire du travail salarié, ont dû subir aussi la rhétorique dominicale des « cuisinières au pouvoir » et de l’internationalisme prolétarien — se sont retrouvés au chômage : toute restructuration industrielle, on le sait, exige des licenciements.
Comme cela avait déjà été le cas avec les anciennes colonies, chaque pays occidental s’est partagé ses zones d’influence économique et politique dans les domaines de l’ex Pacte de Varsovie, en y transférant la partie de sa production qui avait le plus besoin de main-d’œuvre.
Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer, le nombre de pauvres devenus inutiles à leurs maîtres étant gigantesque.
À l’Est comme au Sud, le chantage de la dette exercé par le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale a accéléré de manière décisive ces processus.
C’est ainsi que, du Sud et de l’Est, commence la longue marche de ces enfants non désirés du capital, de ces indésirables. Mais pour ceux qui restent chez eux, le sort n’est pas meilleur.
Les conflits sociaux provoqués par des changements aussi énormes que soudains sont intégrés dans les discours ethniques et religieux — des guerres nouvelles et toujours plus sanglantes sont au coin de la rue.
Pour ceux qui choisissent la voie de l’émigration, toute comme pour ceux qui restent, les seules certitudes sont la misère et la dépossession.
Tout regret est vain.
Jusqu’à hier
Entre-temps, que s’est-il passé en Occident ? Moins brutal, le changement a été parallèle à celui du reste du monde.
Les grands appareils industriels qui embauchaient une partie consistante des pauvres et qui ont longtemps déterminé la physionomie des villes — donc la mentalité, la façon de vivre et celle de se révolter des exploités — ont disparu.
En partie, parce que transférés, nous l’avons vu, dans les pays les plus pauvres ; en partie parce qu’il a été possible de les morceler et de les répartir différemment sur le territoire.
Grâce au développement de la technologie, non seulement les cycles productifs ont été progressivement automatisés, mais ils sont devenus aussi plus adaptés au chaos intrinsèque du marché. Autrefois, le capital avait besoin de travailleurs possédant le savoir et la compétence nécessaires pour maîtriser, de manière plus ou moins autonome, un fragment du cycle de production ; donc de travailleurs qui restaient une vie entière dans la même usine en train d’exécuter les mêmes tâches.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les connaissances demandées sont de plus en plus réduites et interchangeables, il n’existe plus d’accumulation de savoir, chaque travail étant identique aux autres.
Le vieux mythe du plein emploi est remplacé par l’idéologie de la flexibilité, c’est-à-dire par la précarité et le démantèlement des anciennes garanties : il faut s’adapter à tout, même aux contrats hebdomadaires, à l’économie clandestine ou à l’expulsion définitive du contexte productif.
Ces changements sont communs à tout l’Occident, mais dans certains endroits ils ont été si rapides et si radicaux que le coût global du travail est devenu concurrentiel avec celui du Sud et de l’Est du monde.
C’est ainsi que ce sont réalisés, d’un côté, le retour des capitaux ayant déstabilisé l’économie des pays le plus pauvres — avec comme conséquences des guerres et des migrations — et, de l’autre, la dégradation des conditions matérielles des exploités occidentaux.
Les révoltes à venir
Il est clair que le changement en Occident, bien que violent, est atténué en partie par ce qui reste du vieil Etat ” social ” et, surtout, par le fait qu’un bon nombre de précarisés sont les fils des vieux prolétaires et ” jouissent ” donc indirectement, à travers leurs familles, des anciennes garanties.
Il suffira pourtant de laisser passer encore une génération et la précarité deviendra la condition sociale la plus généralisée.
C’est ainsi que nous, fils du vieux monde industriel, serons économiquement toujours plus inutiles, unis de fait à la multitude d’indésirables qui débarquent sur nos côtes.
Avec le passage des années et l’achèvement de cette tendance, perdront leur sens tous les mouvements qui essaient d’apporter un soutien extérieur à une partie circonscrite des exploités (immigrés, chômeurs, précaires, etc.).
Les conditions d’exploitation seront pour tous similaires, ouvrant ainsi les portes à des luttes réellement communes.
Le voici enfin le fil qui nous lie tous, pauvres de mille pays, héritiers d’histoires si différentes : le capital lui-même a unifié dans la misère les familles perdues de l’espèce humaine.
La vie qui se dessine à l’horizon sera vécue sous le signe de la précarité.
Aménagées avec soin par l’évolution de l’exploitation, voilà les bases matérielles modernes pour les anciens rêve de liberté, voilà le lieu des prochaines révoltes.
L’hydre à deux têtes
Au sein des démocrates radicaux et du ” peuple de gauche “, beaucoup attribuent désormais à l’Etat un rôle purement décoratif dans les décisions prises sur nos têtes.
On définit, en somme, une hiérarchie mondiale dont le sommet est représenté par les grandes puissances financières et les multinationales, et dont la base est constituée par les Etats nationaux ; ceux-ci deviendraient de plus en plus des valets, simples exécutants de décisions sans appel.
Tout cela conduit à une illusion qui est déjà porteuse des pires conséquences. Nombreux, en effet, sont ceux qui essaient d’imposer un tournant réformiste et en quelque sorte nostalgique aux luttes qui se développent un peu partout contre les aspects particuliers de la ” mondialisation “ : la défense du ” bon ” vieux capitalisme national et, parallèlement, celle du vieux modèle d’intervention de l’Etat dans l’économie.
Personne ne remarque, pourtant, que les théories ultra-libérales à la mode ces temps-ci et celles keynésiennes, à la mode il y quelques années encore, proposent simplement deux formes différentes d’exploitation.
Certes, on ne peut pas nier, en l’état actuel des choses, que toute notre vie soit déterminée en fonction des nécessités économiques globales, mais cela ne signifie nullement que la politique ait perdu sa nocivité.
Penser l’Etat comme une entité désormais fictive, ou exclusivement comme le régulateur des conflit sociaux (magistrature et police, pour ainsi dire), est limitatif.
L’Etat, parmis les capitalistes, est celui qui assure des fonctions vitales pour tous les autres. Néanmoins, sa bureaucratie, liée mais pas subordonnée aux cadres des entreprises, tend avant tout à reproduire son propre pouvoir.
L’Etat, en préparant le terrain au capital, se développe lui-même.
Ce sont les structures étatiques qui permettent l’abattement progressif des barrières du temps et de l’espace — condition essentielle pour la nouvelle forme de domination capitaliste —, en fournissant les territoires, les fonds et la recherche.
La possibilité de faire circuler toujours plus rapidement les marchandises, par exemple, est garantie par les autoroutes, les voies aériennes et maritimes, le réseau du TGV : sans ces structures, organisées par les Etats, la ” mondialisation ” ne serait même pas concevable.
De la même manière, les réseaux informatiques ne sont rien d’autre qu’un emploi différent des vieux câbles téléphoniques : toute innovation dans ce secteur (communication par satellite, fibres optiques, etc.) est assurée, encore une fois, par les appareils étatiques.
C’est de cette façon, donc, que l’autre nécessité de l’économie planétarisée (la circulation des données et des capitaux en quelques instants) est satisfaite.
Même du point de vue de la recherche et des avancements technologiques, les Etats jouent un rôle central.
Du nucléaire à la cybernétique, des études sur les nouveaux matériaux au génie génétique, de l’électronique aux télécommunications, le développement de la puissance technique est lié à la fusion des appareils industriel, scientifique et militaire.
Comme tout le monde le sait, le capital, de temps en temps, a besoin de se restructurer, c’est-à-dire de changer les implantations, les rythmes, les qualification et donc les rapports entre les travailleurs.
Souvent ces changements sont tellement radicaux (licenciements de masse, cadences infernales, réduction brutale des garanties, etc.) qu’ils mettent en crise la stabilité sociale, au point de rendre nécessaires des interventions de type politique.
Parfois les tensions sociales sont tellement fortes, la police syndicale si impuissante et les restructurations si urgentes, que les Etats ne trouvent pas d’autres solutions que la guerre.
À travers cette voie, non seulement on détourne la rage sociale vers des faux ennemis (les Autres au sens ethnique ou religieux, par exemple), mais on relance l’économie : la militarisation du travail, les commissions d’armements et la baisse des salaires font rentabiliser au maximum les restes du vieux système industriel, tandis que les destructions généralisées cèdent leur place à un appareil productif plus moderne et aux investissements étrangers.
Pour les indésirables — les exploités inquiets et en surnombre — l’intervention sociale devient plus expéditive : l’extermination.
L’une des caractéristiques de cette époque est le flux de plus en plus massif de migrants vers les métropoles occidentales. Les politiques de l’immigration — l’alternance d’ouverture et de fermeture des frontières — ne sont pas déterminées par le degré de sensibilité des gouvernants, mais découlent des tentatives de faire face à une situation toujours plus difficile à gérer, et d’en tirer profit.
D’une part, il n’est pas possible de fermer hermétiquement les frontières, d’autre part un petit pourcentage d’immigrés est utile — surtout si clandestins et donc corvéables à merci — puisqu’il représente une bonne réserve de force de travail à bas prix.
En même temps la clandestinité de masse provoque des conflits sociaux difficilement contrôlables.
Les gouvernements doivent naviguer entre ces nécessités, le bon fonctionnement de la machine économique en dépend.
Tout comme le marché mondial unifie les conditions d’exploitation sans pour autant éliminer la concurrence entre capitalistes, de même il existe une puissance pluriétatique qui coordonne les projets de domination sans effacer la compétition politique et militaire entre les différents gouvernements.
Les accords économiques et financiers, les lois sur la flexibilité du travail, le rôle des syndicats, la coordination des armées et des polices, la gestion écologique des nuisances, la répression de la dissidence — tout cela est défini au niveau international. La mise en pratique de ces décisions revient néanmoins à chaque Etat, qui doit se révéler à la hauteur.
Le corps de cette Hydre sont les structures technobureaucratiques.
Non seulement les exigences du marché se fondent avec celles du contrôle social, mais elles utilisent les mêmes réseaux. Par exemple, les systèmes bancaire, médical, policier et d’assurance s’échangent continuellement leurs données.
L’omniprésence des cartes magnétiques réalise un fichage généralisé des goûts, des achats, des déplacements, des habitudes.
Tout cela sous les yeux des caméras de surveillance toujours plus diffuses, et parmi des téléphones portables qui assurent la version virtuelle et elle-même fichée d’une communication sociale qui n’existe plus.
Néolibéralisme ou pas, l’intervention de l’Etat sur le territoire et dans nos vies est chaque jours plus totalitaire, sans pour autant être séparée de l’ensemble des structures de production, distribution et reproduction du capital.
La hiérarchie présumée entre le pouvoir des multinationales et celui des Etats, de fait, n’existe pas, car ils opèrent en symbiose mutuelle pour cette puissance inorganique qui est en train de mener une seule guerre : celle contre l’autonomie des hommes et contre la vie sur Terre.
Le nom des assassins
Depuis le jour de leur ouverture, une longue série de révoltes a caractérisé la vie des cetres de rétention [centri di permanenza temporanea] pour immigrés clandestins.
ces structures, les étrangers en attente d’expulsion sont enfermés dans des conditions de vie inhumaines. Il est difficile de parler de ce sujet, en particulier après la trop longue série de morts tués au cours des révoltes, sans risquer de tomber dans des bavardages mesquins en vogue parmis les organisations -plus ou moins gouvernementales, peu importe- si expertes dans l’instrumentalisation du sang.
Il ne nous intéresse pas de vous inviter à l’émotion ou à la supplique collective pour fermer ces taules.
La mort de ces étrangers côtoie l’assassinat d’autres millions d’exploités, hommes et femmes qui sont tués par les guerres, le travail, la destruction du territoire, la prison ou, de manière plus expéditive, par un coup de pistolet de la police.
Cessons de croire ceux qui disent qu’il s’agit d’incidents de parcours ou d’abus de sanglants : il s’agit de routine, toutes les victimes de cet abattoir global sont à mettre au compte du capital et des Etats.
Au piétisme sot, aux apéritifs chrétiens à base de larmes, à ceux qui voudraient voir les immigrés hors des “Lager” tant qu’ils sont tranquilles et en prison seulement lorsqu’ils sont coupables, à ceux qui voudraient un monde plus ou moins comme celui-là mais un peu plus “humain”, à ceux qui rêvent d’un capital moins sanglant ou à ceux qui exploitent ces épisodes pour élargir leur propre chapelle “révolutionnaire” -en somme à ceux qui prêchent la solidarité dans l’oppression, nous préférons opposer la complicité dans la révolte.
Aucune lutte ne peut être séparée des autres, parce que chaque réalisation de la domination est profondément liée aux autres. Il est certes important de fermer les centres de rétention, mais le demander aux Etats veut simplement dire les pousser à trouver des formes de contrôle et de répression plus efficaces et moins visibles.
De plus, penser ces centres comme étant de simples structures physiques signifie cacher toutes ces artères qui en permettent l’existence : de la Croix Rouge qui les cogère aux entreprises qui les construisent et aux fournisseurs des produits alimentaires, tous font partie des centres de rétention, et eux aussi sont des assassins.
Gli indesiderabili/Les indésirables, huit pages paru en italien et français, numéro unique, Pantagruel (Pont St Martin-AO) & Sans Patrie (Paris), mars 2000.
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